ETAT D’URGENCE
Et si…
Devant la violence qui se déchaîne dans la rue face aux lycéens et lycéennes et face à leurs parents et leurs enseignants, je ne peux m’empêcher de penser à un complot…
Et si la violence n’avait pas seulement pour but d’intimider, de forcer les protestataires à rentrer chez eux et à laisser la rue à son usage « obéissant »…
Et si, au fond, l’objectif était de créer suffisamment de chaos, pour justifier la promulgation de l’état d’urgence, pour nier les droits humains ?
Citons ici Eugénie Mérieau, dans "Constitution" : « La V° République est ainsi née de l’état d’urgence colonial algérien : on peut même dire que que celui-ci est l’accoucheur de celle-là. C’est en 1955, pour faire face aux « événements » d’Algérie, qu’est élaborée une loi domestique donnant aux autorités militaires et de police toute latitude pour agir hors cadre juridique ordinaire ».
Cette interrogation resurgit chaque fois que la situation semble suffisamment grave (ou insurrectionnelle), et même si elle semble complotiste, je ne peux m’empêcher de croire le régime actuel capable de toutes les manipulations et de toutes perversités, pour survivre à son propre effondrement.
L’abus de force est un aveu de faiblesse : une répression aussi violente dès les premiers jours semble disproportionnée, et ce qui se cache derrière ne peut pas ne pas être pervers. Nous avons eu maintes fois l’occasion de voir ce régime trahir, piétiner, diviser et dresser les uns contre les autres, les jeunes, les Gilets Jaunes, les ruraux, les quartiers (selon l’expression à la mode)…
Mentir, écraser, mutiler, charger, mépriser, voler aux pauvres pour engraisser les riches… Combien étions-nous à nous demander jusqu’à quand ? Et voilà, la révolte est à nos portes !
Ne laissons pas passer l’occasion de montrer nos forces et si possible, de faire reculer ce régime, ce système mortifère !
Sortons, protégeons cette jeunesse, non pas pour lui dire ce qu’elle à faire, mais pour qu’elle puisse voir que la lutte paie, qu’elle n’est pas seule, et que l’espoir ne meut jamais !
Le 6 octobre, tous ensemble !