Plutôt qu’un grand soir, préparons nous mille et un petits matins !
Nous, humains, vivons une ère d’absurdité, une ère de délire permanent, de cauchemar… Qu’on en juge : six humains possèdent autant de richesses que la moitié de l’humanité, les écosystèmes disparaissent les uns après les autres, nous couvrons notre planète de déchets, de data centers…
Nous faisons mine de croire que nous n’appartenons plus à la nature, mais qu’elle nous appartient.
Ce système délétère s’effondre sur lui même et nous en sommes réduits à nous vouer à des prophètes et des gurus qui nous font miroiter un futur radieux, techno trucmuche…
De plus en plus nombreux, nous nous réveillons, toutefois, et souhaitons sortir de ce cauchemar.
Pour ma part, j’ai cessé de croire au grand soir, à un changement radical et immédiat, à la socialisation des moyens de production en une nuit…
Mais je veux croire que nous pouvons vivre encore bien des petits matins joyeux, libérés du poids de l’oppression de devoir travailler toujours pour vivre, libérés du devoir d’enrichir encore des actionnaires déjà menacés par le cholestérol, libérés des mensonges des politiques, libres de choisir notre présent et notre avenir, capables de décider par nous-mêmes, sans chef.
Ici, nous parlerons de tout cela, de tout ce qui nous sort par les trous de nez, de tout ce que voulons dans notre vie, nous réfléchirons ensemble au moyen de changer le monde, et de changer de monde, aux moyens de vaincre le fascisme qui rampe partout, de ce qui nous fait rêver…
Ensemble, car l’avenir se fera ensemble, préparons nous mille et un petits matins !